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Membre de la fédération française des associations des chemins de Compostelle

dernière mise à jour le 22 novembre 2019

Quand Daniel Paul Dumont se raconte ….............

 

I : Situation personnelle et circonstances qui ont fait désirer et découvrir les Chemins – et à quelle époque de ma vie ?

 

An 2000 ! Déjà 4 ans de retraite – 60 ans, ma vie redémarre par un déclic : 60 ans, 60 heures, c'est-à-dire le temps maximum pour effectuer le Grand Raid (130 km) ! Défi relevé qui fut réalisé en 2003. J’ai survécu en 60 h ! Dernier mais heureux ! Question du journaliste : alors, on revient l’année prochaine ? Réponse : non… ce sera le chemin de Compostelle !

Et voilà, mon histoire d’amour avec les chemins mythiques, mystiques est lancée… après un autre élan d’amour, en mai 2002, par l’appel de Marie à Medjugorje (Bosnie-Herzégovine) et l’irruption de Jésus dans ma vie (après 62 ans de nihilisme total) … ce fut mon Chemin de Damas et me voilà devenu Daniel Paul.

Ce premier chemin, très mystique, a ouvert la porte aux suivants, mythiques, le Puy-Santiago (2004), Arles-Rome (2006), Santiago-Lourdes (2011), la Via Aurelia, Split-Medjugorje, les Chemins des Cathédrales de Reims à Tours, via Paris et Chartes, le Chemin de Miquelots (Mont Saint-Michel – Nantes), Vézelay-Bourges, le Camino Invierno, le Chemin d’Arles jusqu’à Castres… et depuis 2017, une nouvelle Via Podiensis, par période de 10 jours, avec ma fille Christine et ma petite fille Romane (10 ans en 2019) : le bonheur pur, sain et Saint !

 

II : Quelles découvertes ? Quel cheminement ?

 

Découvertes multiples et riches, dans tous les domaines de la vie… physique, spirituelle, culturelle, relationnelle ; gestion du temps et de l’espace, de l’organisation matérielle, de l’alimentation, du soin du corps, géographique… tout ce qui fait notre vie.

 

III : Comment est venue l’idée (et avec quelques autres pèlerins) de passer par la création d’une association locale ? Et avec qui ?

 

Sur mon premier chemin, du 27 août au 17 octobre 2004, entre le Puy, Saint-Jean-Pied-de-Port et Santiago, j’ai bien marché, pris mon temps (peut-être pas assez ?), et longtemps souvent médité… C’est ainsi que lors de la traversée d’une forêt, avant San Juan de Ortega, j’ai eu deux inspirations : la première, de créer une association des pèlerins de Compostelle à la Réunion ; et la deuxième, développer une préparation à ce pèlerinage sous la forme d’un tour de l’île, le Compostelle Péi qui conduira aux Compostelle de Tous les Pays …

À mon retour, j’ai beaucoup parlé de l’expérience « extraordinaire » que j’avais vécue, avec un témoignage dans l’église de Saint-Gilles-les-Bains, début novembre, après la messe du samedi soir ; avec un « signe » fort : présence d’un pèlerin rencontré en octobre , Paul Ruiz, en vacances à la Réunion ! J’ai aussi rencontré deux amis qui avaient fait ce pèlerinage : Anne Marie Arnaud (dans l’Association des Retraités bénévoles) et Jean-Marie Bourreau (lors d’une formation à la médecine ayurvédique, en novembre 2 004). D’autres se sont joints à nous : Gilbert Commins, décédé en 2009, Marcel Vila, et Yvon Lucas, le premier président de l’association, à qui nous devons notre admirable credencial. Nous six avons décidé de fonder une association des Amis Réunionnais des Chemins de Compostelle, officiellement créée le 6 février 2005 … Nous allions pouvoir promouvoir ce pèlerinage qui avait marqué les 6 fondateurs de l’ARCC – dont le premier président fut Yvon Lucas.

 

 

IV : Y a-t-il eu des difficultés à faire accoucher cette association ?

 

Pas de réelles difficultés à mettre en place cette association. Seul problème, celui lié au côté « religieux » qui a été maintenu lors de l’écriture du 1er article : promouvoir le pèlerinage de Compostelle dans toutes ses dimensions : humaine, spirituelle, religieuse et culturelle.

Il est vrai que, de plus en plus on cherche à privilégier le côté universel du Chemin de Compostelle qui était à l’origine purement chrétien.

À chacun son chemin, dit-on…

 

V : Situations particulières dans ma vie de pèlerins – rencontres exceptionnelles ?

 

Une situation bien particulière a marqué les multiples pèlerinages effectués depuis 2004 (à raison d’un, plus ou moins long, tous les deux ans). En 2014, j’ai commencé seul mon chemin des Cathédrales, au mois de mai – j’avais un début de lumbago… avec le froid habituel, j’ai été littéralement terrassé en 2 jours… j’ai bien essayé de repartir, mais l’éclaircie (climatique et physique) n’a duré qu’un jour ! Heureusement, en 2016, j’ai pu mener à bien cette belle aventure, avec mon ami pèlerin « 2004 »


Rencontres exceptionnelles : en 2004, Christian Vigouroux – Jean Lelong – Gabriel Conrad – Paul Ruiz – Sophie Rampal – Lydia Bak (Hongrie) – Gerhard Kuerzel (Autriche) - Guy Bellemare (Québec) – Stéphane Fortin (Québec) - Yvon Lebihanic – Max Lafon – un Japonais d’Hiroshima, Ogata Shigeoki, de même âge, très attentionné – Brigit Schack (Allemagne).

En 2006 : André Weill, pèlerin écrivain, un marchant de bonheur.

En 2011/retour : Marcel Gauci, un ami de Guelma (Algérie) ! 60 ans après ! R.V Manqué – Aimé Lebon, île de la Réunion – Guy Fabre.

En 2014 : Charles Cartuyvels (Belge), Guy Auguste – Michel d’Auzon.

 

Autres rencontres exceptionnelles :

 

En 2004 : Je croise sur mon retour de Santiago, un pèlerin parti 3 mois avant, depuis le Puy, après avoir perdu dans un accident de voiture sa femme, ses 3 enfants et sa mère. Idée de suicide… puis le Chemin ! S’arrêtera à Cahors, Portillon d’Emmaüs. Arrivée décevante, mais le soir, 22 H, seul sur l’Esplanade face à la Cathédrale ; vols d’oiseaux dans le ciel bleu… plumes recueillies dans la main. Un beau signe descendu du ciel. Rencontre Jean-Marie Lucas/ Condom : même âge ; 5 min après nos premiers échanges « intimes », en larmes.

En 2011 : Retour de Santiago, 40 jours symboliques : une rencontre merveilleuse : un ami de Guelma : même ville, même quartier, même rue, et 50 ans après ! Incroyable. Incroyable, concours de mots… bonjour, retour, accent de Toulon ? Nom de là bas (Algérie).

- Et quatre ans après, à Ruesta (les Ruines), sur la voie d’Arles en Espagne, je retrouve Josette d’Arras… on a marché ensemble 2/3 jours.

- À Saint-Guilhem le désert, on se reconnaît au bout de 10/15 min de parlotte incompréhensible autour d’un prénom : René Paul ou Daniel Paul.

 

VI : Quels messages faut-il adresser aux autres ? Aux majeurs en particulier ?


Partager au maximum tout ce qui fait la MAGIE, le MYSTÈRE, la GRANDEUR, la BEAUTÉ, l’AMOUR de ces chemins. Partager, témoigner, enseigner et « aider spirituellement ». Donner, communiquer, initier, provoquer l’envie de partir lors des réunions rencontres et des marches sur le Compostelle Péi.

Je terminerai ce témoignage par un rappel douloureux : la disparition d’un ami pèlerin réunionnais sur le Camino Francés, à Cacabelos, en septembre 2013. Une plaque souvenir a été posée sur la petite chapelle avant l’hôtel où il est décédé. Il s’appelait José Naud.

photoJPB

«Daniel Paul Dumont et sa petite-fille, à la rencontre partage des arrivants des chemins de Compostelle, samedi 13 octobre 2018, à Saint-Gilles-les-Bains, Île de la Réunion – c’est à la demande de cette dernière que le papi l’a emmenée faire quelques bonnes étapes sur la voie du Puy-en-Velay.»

toutes les photos DPD

chez un ami de mon premier Compostelle en 2004 Jean Marie Lucas de Condom 

rencontre magique avec une 

avec jacinthe une québécoise

championne olympique MJ Perec

les trois générations réunies